mercredi 18 mars 2015

De ronds en coccinelles

Aujourd'hui, je vous propose l'évolution d'une case des aventures de Nesca ! Aventures dont je cherche toujours le titre.

Tout d'abord, le découpage* (vous noterez le soin anatomique apporté aux coccinelles) :

Ensuite la mise en place et la construction au crayonné (avec un morceau de la case du dessus déjà finie) :







Et pour finir, la mise au net au crayon gras :
 En espérant que cet aperçu ne vous ait pas rendu claustro de la coccinelle. :)


(* Découpage : Dessiner de manière rapide et efficace l'entièreté de l'album)

mardi 3 mars 2015

GDF Suez, mon ami.


Aujourd'hui, quelque chose d'un peu particulier, mais qui reste dans le sujet de Kanopé donc j'en profite pour le poster ici.
J'ai été contactée par quelqu'un de la société GDF Suez (énorme groupe fournisseur d'énergie dont Electrabel, pour les belges, est une des filiales) qui a "lu énormément de bien sur mon ouvrage" (mais qui n'a pas lu mon ouvrage) pour une proposition de travail : animer un atelier créatif sur "la transition énergétique" au Salon du livre de Paris en mars prochain.

Peut-être que si cette personne, tout aimable et polie qu'elle soit, avait lu Kanopé, elle aurait compris le paradoxe magique de cette proposition.

Elle m'a néanmoins permis d'exprimer mon avis sur GDF Suez et je la remercie pour cela et pour le fou rire que la relecture de ce mail m'a procurée.




"Bonjour,

Je vous remercie pour cette proposition mais je vais devoir la décliner.
Tout d'abord parce que je serai à l'étranger aux dates demandées, mais surtout par souci d'éthique.

Votre discours sur la transition énergétique est très bien et je vous félicite si, effectivement, GDF SUEZ décide d'aller dans ce sens. Mais pour moi, sans vouloir vous offenser cela ressemble surtout à de la poudre aux yeux ou à du greenwashing.

Parler de transition énergétique, "d'augmenter la part des énergies renouvelables" (pour arriver, si j'ai bien lu, seulement à 20% en 2020 alors que vous êtes à 18% passés), c'est très bien mais ça n'enlève en rien le fait que vous continuez d'exploiter, à mon sens, à un taux trop élevé les énergies non-renouvelables, en particulier le nucléaire.
Nucléaire qui est au centre de mon ouvrage et pas de manière positive.
Si GDF SUEZ est bien le quatrième plus grand groupe mondial du secteur de l'énergie (hors pétrole), vous ne devriez pas avoir de soucis à passer au renouvelable-responsable presque totalement plutôt que de "juste" l'augmenter. D'autres groupes beaucoup plus petits que vous l'ont fait tout en restant respectueux des populations et de l'environnement.

J'ai été survoler votre page sur le nucléaire sur votre site "J'apprends l'Energie" et je reste toujours un peu choquée de voir que vous admettez les risques énormes de cette source d'énergie tout en continuant de l'exploiter autant.
Je me doute bien que c'est plus complexe que ce que j'énonce ici simplement, et je sais aussi combien il est facile de critiquer ceux qui essaient de faire quelque chose plutôt que ceux qui n'essaient rien, mais "faire moins de mal ce n'est pas faire le bien" et votre responsabilité est, à mon sens, trop importante pour juste vous contenter de "faire moins de mal".
Et je ne vous parle même pas du fait que GDF SUEZ s'est lancé dans l'exploitation du gaz de schiste...

Selon moi (et vous vous foutez sans doute de mon avis, mais je vous le donne quand même), tout ça reste une question de très bonne volonté, d'organisation et de responsabilité plutôt que d'argent, dont GDF SUEZ ne manque assurément pas.


Bref, si ça se trouve, vous avez arrêté de lire mon mail depuis le deuxième paragraphe et je continue d'écrire dans le vent.
Je ne vous en veux pas à vous personnellement et je suis désolée si je me montre un peu agressive, mais vous participez à quelque chose qui me révolte et pour moi, les "artistes", quels qu'ils soient, doivent essayer de rester intègres de manière à pouvoir continuer de dénoncer ce qui les révolte.

Je vous souhaite donc, à vous personnellement, une bonne continuation et un bel avenir !
Très cordialement,

Louise Joor"



Je crois qu'ils ne me contacteront plus...