samedi 26 juillet 2014

Le scénario, ou comment déterrer un squelette.

 Quand je réfléchis au scénario d'un nouveau projet, je suis obligée de tout noter pour pouvoir faire de la place aux idées suivantes dans ma tête.

Et quand je dis tout, c'est TOUT : les informations personnelles sur chaque personnage se mêlent aux informations générales sur le déroulement de l'histoire, à des phrases décrivant une scène en particulier, à des notes de documentation, à des recherches pour un terme important à l'histoire, à des petites mises en garde qui me sont destinées sur une tension à maintenir à un moment précis du récit, bref toutes les strates sensées s'entremêler harmonieusement dans une bande dessinée arrivent toutes en même temps chez moi, et en plus dans le désordre.

D'où mon besoin de tout déverser sur le papier pour pouvoir structurer les différentes parties et faire un tri visuel ensuite. Pour "Nesca", ça donne ceci :


La masse de feuille que j'allais jeter m'a donné envie d'en garder une trace, d'où ce post.
Et ça, c'est seulement ce que je jette après avoir fait un premier tri, c'est-à-dire plus ou moins la moitié de tout ce que j'ai écris. 
(Amis anti-gaspillage, je vous rassure, ces feuilles sont griffonnées recto-verso, ou au dos d'une feuille déjà utilisée. Il y a même un set de table dans le tas.)




C'est peut-être étrange mais je n'arrive à faire ce fameux tri que si mes premières notes sont sur papier, que je peux bouger des feuilles et les ranger par groupe. La phase écrite sur ordinateur vient en dernier, quand j'ai réussi à structurer mes notes et à dégager le "squelette" de mon histoire.

Et si je me rends compte que ce que j'ai écrit sur ordinateur n'est pas encore bon, c'est rebelote pour des notes sur papier jusqu'à pouvoir extraire un nouveau squelette !

(Ce qui est actuellement le cas...)



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